Salon du Livre de Saint Germain lès Corbeil

 

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L’émotion est grande aujourd’hui car nous nous retrouvons ici pour le second Salon du Livre de Saint-Germain-lès-Corbeil après une première édition réussie, une réussite, fruit du travail acharné et quotidien de nos équipes de la culture et de la médiathèque dont la passion de la littérature n’a d’égal que  le plaisir de plonger dans l’univers du livre. Oserions-nous dire que pour nos collaborateurs de la Médiathèque,

« La littérature, c’est la vie intérieure qui devient la vie »

Je tiens à vous remercier pour être venus aussi nombreux et je me réjouis de fêter  avec vous cette littérature jeunesse si importante, fidèle compagnon de route de l’enfance et de l’adolescence qui procure les premières grandes émotions littéraires, qui introduit aux subtilités du langage, dont la compréhension des nuances est une ressource inestimable à tout âge et en toutes circonstances, qui fait des jeunes lecteurs les lecteurs avertis et passionnés de demain.

C’est pour cela qu’il est impératif que chacun puisse, dès le plus jeune âge, faire, comme Montaigne, du livre un ami : il nous faut donc créer très tôt les conditions d’une belle et longue amitié avec le livre chez nos jeunes concitoyens et développer la place du livre et de la lecture dans la vie des enfants pour qu’une fois adultes, ce tête-à-tête avec l’œuvre et l’auteur se poursuive et devienne aussi naturel qu’un échange avec un être cher. C’est parce qu’on a lu jeune, et aimé cela, qu’on lit toute sa vie.

Mais pourquoi Littérature Jeunesse ? Car aujourd’hui, la bande dessinée est à l’honneur et n’a-t-on pas coutume de dire qu’une âme d’enfant subsiste en permanence au fond de nous ?

Merci à tous pour votre présence, vrai témoignage du prestige de la littérature. Merci à ZAÜ, notre invité d’honneur dont les débuts dans la littérature jeunesse datent de 1967.

Mais en définitive, Chantal DEBAISE, photographe et cinéaste belge, n’a-t-elle pas raison lorsqu’elle dit :

« Un livre, c’est comme une bande dessinée, sauf que les images se trouvent entre les lignes »

A l’honneur aussi, la Poésie. Et pour cela je voudrais lire un verset du poème de Théophile Gautier : « Le pin des landes » qui me semble traduire avec force la puissance de la Poésie.

Le poète est ainsi dans les landes du monde ;

Lorsqu’il est sans blessure, il garde son trésor.

Il faut qu’il ait au cœur une entaille profonde

Pour épancher ses vers, divines larmes d’or !

En tout état de cause, ma conviction profonde est que la lecture est un puissant  vecteur d’émancipation qui décuple la puissance de nos imaginations, qui invite à rêver et à penser, qui éveille notre curiosité, c’est aussi par la lecture que s’affirme l’identité : en apprivoisant la solitude et le silence, on prend goût à être soi, on enrichit et fortifie son être intérieur.

Pour conclure, j’aimerais m’appuyer sur les propos du dramaturge, romancier, Eric Emmanuel SCHMITT

« La littérature ne bégaie pas l’existence, elle l’invente, elle la provoque, elle la dépasse »

 

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