Référendum d’initiative partagée

Le Sénat vient d’adopter le référendum d’initiative partagée à l’unanimité.

Dans l’absolu, il peut paraître comme un bon principe pour une démocratie qui se respecte car contrairement aux référendums déclenchés à l’initiative des institutions, son fait générateur est une   pétition ayant recueilli les signatures d’un nombre donné d’électeurs en soutien d’un cinquième des  membres du parlement.

Faut-il pour autant s’ en réjouir et applaudir la nouvelle?

Tout dépend du contenu et c’est là que la situation se complique. La France se distingue nettement de ses partenaires, notamment européens et pas forcément en bien.

1-  L’initiative vient des parlementaires. Le citoyen électeur ne vient qu’en soutien – Est-ce pour cela que le mot Populaire a été remplacé par le mot partagée ?

2-  Le référendum doit être à l’initiative de 1/5 des parlementaires (925 parlementaires sur les    deux  chambres) donc 185 ; ce qui laisse peu d’espoir aux petits groupes.

3-  Le soutien doit être apporté par 1/10 des électeurs soit plus de 4 millions de personnes. Même si le recueil des voix favorables au référendum pourra se faire électroniquement, le nombre est tel que les six mois autorisés pour cette action risquent d’être insuffisants

De tels obstacles ont tendance à vous refroidir. Un dispositif qui risque manifestement de rester dans les livres et pas plus. C’est bien regrettable et ça laisse un sentiment d’inachevé où le dindon de la   farce est l’électeur. Vraiment dommage car par les temps qui courent, le politique a beaucoup à se faire pardonner pour récupérer une certaine forme de crédibilité.

 

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