E. Macron, 8ème président de la 5ème République

elections-presidentielles-2017L’élection de notre nouveau Président restera dans les annales de la 5ème République comme un extraordinaire camouflet pour la classe politique traditionnelle. En effet, un presque inconnu talentueux, doué d’un vrai charisme et particulièrement chanceux vient de griller la politesse à toute une classe politique vieillissante ; le côté obscur de cette campagne y a fortement contribué, c’est indéniable par ces tentatives de manipulation et de désinformation du premier tour, volant aux citoyens les vrais débats, ceux dont l’objectif était d’aborder les projets de société bâtis pour redonner à notre Pays ses lettres de noblesse et sa vraie place dans le concert international.

Mais par-delà ce résultat dont le chiffre final pourrait laisser entendre qu’il est magistral, il ne lui faudra pas oublier que 25,44% de la population s’est abstenue et que 12% des bulletins déposés dans les urnes étaient blancs ou nuls. Ce résultat n’est donc pas du tout un plébiscite et il va lui falloir démontrer rapidement que son projet de société va permettre à la France dans son ensemble de sortir de l’ornière dans laquelle elle s’est coincée depuis de nombreuses années.

Un défi d’autant plus difficile que la France rurale, industrieuse, populaire et accablée de charges n’a pas beaucoup voté pour lui contrairement à la France mobile, jeune, entreprenante, cosmopolite et urbaine. Une fracture considérable qui rappelle que cette France rurale et industrieuse qui a fait la colonne vertébrale de notre pays est en train de mourir à petit feu, sans aucune perspective, sans internet et sans services publics.

La tâche est immense mais comment pourrait-elle être autrement quand on voit la décrépitude de notre système éducatif, la grave situation des comptes de la nation et le nombre  inouï de citoyens sans emplois.

L’échec est interdit car notre pays pourrait alors se soulever, surtout si la Droite qui vient de nouveau de rater un tournant de l’histoire, s’enfonce dans ses querelles internes dirigées par les ambitions dévorantes sans proposer une véritable alternative. S’allier dans le cadre d’une grande coalition serait une grande erreur qui fragiliserait notre démocratie, ce régime précieux qui donne un cadre et une forme aux divergences et aux oppositions.

Si notre nouveau Président va devoir relever un défi d’ampleur pour toute la France, la Droite a le devoir d’enrichir notre démocratie par un vrai travail de fond contextuel, nouveau et alternatif.

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