Discours du 11 novembre 2015

indexComme tous les ans, le jour 11 du 11ème mois marque un rassemblement solennel plein de reconnaissance et de respect où puissant est le rappel du terrible destin qu’ont subi les peuples français, les peuples alliés et les autres peuples.

L’attentat de SARAJEVO fut l’événement qui conduira les deux camps de la triple-entente et des empires centraux à une guerre totale, faisant éclater les tensions entre les nations, exacerbées au fil des ans.

Quatre années furent alors le théâtre de sacrifices, de souffrances, mais aussi de courage et de détermination qui se soldèrent par un bilan inimaginable ; des millions de morts, des millions de blessés dans leur corps et dans leur tête furent alors à déplorer à la fin de cette guerre appelée en vain « la der des ders ».

Cette fin naîtra le 11 novembre 1918, dans la voiture n°2419D de la société des Wagons-lits, aménagée en bureau pour accueillir la signature des plénipotentiaires allemands acceptant les conditions d’armistice du Maréchal Foch.

Mais depuis, une puissance considérable se dégage des sacrifices de ce conflit et nous touche à travers les décennies qui nous en séparent.

Le lien est toujours aussi vif et si nous nous retrouvons ainsi tous les ans, c’est aussi pour signifier aux générations futures combien cette mémoire est essentielle. Elle l’est pour ceux qui ont subi ces horreurs, elle l’est pour tous ceux qui subissent aujourd’hui même, les mêmes horreurs et elle l’est pour que nous ne baissions jamais notre garde, prêts à protéger de la même manière notre liberté.

Des dates comme aujourd’hui sont des ponts qui, du passé, nous emmènent vers des valeurs que nous devons  faire nôtres, mais également des ponts vers l’avenir pour montrer à nos jeunes quelles sont les vraies valeurs.

Mais attention, car chaque jour, nous constatons dans le monde combien les valeurs que la démocratie véhicule et que nous soutenons, sont fragiles et subissent des attaques permanentes. L’actualité est là pour nous le rappeler et nous sommes sans cesse dans l’obligation de défendre nos droits et nos libertés.

L’acuité des propos de John Fitzgerald KENNEDY méritent en ces instants que nous nous en rappelions

« Ne nous reposons pas sur nos acquis, disait-il,  mais efforçons nous de construire la paix, de vouloir que la paix soit dans le cœur et dans l’esprit de chacun »

Je vous propose que nous respections une minute de silence afin de rendre hommage à tous ceux qui, soldats comme civils, ont fait le sacrifice de soi et ont fait preuve de la plus haute forme de générosité

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