Commémoration du 11 novembre 2017

sans-titreMesdames et Messieurs les représentants des Anciens Combattants,
Messieurs les portes drapeaux,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdemoiselles et Messieurs les élus du Conseil Municipal des jeunes
Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués et services de secours,
Mesdames et Messieurs,

Mes chers concitoyens,

Chers enfants dont la présence nous fait toujours autant plaisir

Ce jour, nous rendons hommage aux Morts pour la France durant la 1ère guerre mondiale.

Célébrer le 11 novembre et l’armistice de 1918, c’est commémorer la fin d’un conflit qui fût, au début du 20ème siècle le plus meurtrier de l’Histoire du Monde, un conflit qui, en 4 ans, fera plus de 18 millions de morts et 21 millions de blessés.

Un conflit marqué par la plus grande bataille des batailles : Verdun ! Elle débuta en février par la prise du fort de Douaumont par les Allemands. Joffre était généralissime des Armées françaises et le général Pétain nommé commandant de la région fortifiée de Verdun et créa, en mars 1916, la première division de chasse aérienne pour dégager le ciel au-dessus de la zone.

Il lance son fameux « On les aura ! » et l’offensive allemande est stoppée au Mort-Homme.

La résistance des combattants français à Verdun fût relatée dans le monde entier. La petite ville meusienne, connue jusqu’alors pour le traité signé en 843 où les trois petits-fils de Charlemagne se partagèrent l’empire carolingien en trois royaumes, acquit une notoriété mondiale. Cette victoire défensive fût considérée par les combattants comme la victoire de toute l’armée française, dont la plus grande partie du contingent a participé aux combats.
Cette bataille  fit plus de 700 000 pertes (morts, disparus ou blessés), 362 000 soldats français et 337 000 allemands et pour la nation tout entière, Verdun devint le symbole du courage et de l’abnégation. La nation entière était mobilisée. La vie ne sera plus jamais comme avant.
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Célébrer le 11 novembre, c’est aussi fêter ce jour de 1918 où enfin ce conflit sanglant s’arrêtait, le jour où on voulait espérer que cette Première Guerre Mondiale serait la dernière, car ce jour là, on ne pouvait savoir qu’elle ne faisait que s’interrompre et que l’horreur allait recommencer en pire deux décennies à peine plus tard

S’il faut savoir faire la guerre pour préserver sa liberté, il faut aussi savoir faire la paix et la maintenir pour construire l’avenir
Aujourd’hui, l’Allemagne et la France sont en paix ; nos deux nations sont même devenues des moteurs de l’Europe.

Avec d’autres états de l’Europe occidentale, nous avons pris conscience des valeurs communes de notre civilisation : la dignité humaine, le respect des libertés de croyance et d’opinion, la recherche du progrès.

Ces valeurs, nous devons les affirmer haut et fort et les défendre ensemble. Si notre passé commun a construit l’Europe, parfois douloureusement, notre avenir doit la souder autour de ces valeurs
Il nous appartient, plus que jamais, dans le monde périlleux dans lequel nous vivons d’aller plus loin, d’associer et de conjuguer le souvenir des victimes avec la connaissance des causes, des circonstances et des conséquences de cette guerre. C’est un devoir pour la Mémoire et donc pour l’Avenir de nos enfants. Il est, en effet, toujours nécessaire d’expliciter en quoi la connaissance du mécanisme qui a mené de conflits locaux à un conflit mondial est vitale pour comprendre notre temps présent et en quoi la compréhension des dérives qui menèrent du patriotisme à une caricature nationaliste peut, peut être, éviter à notre temps de nouveaux et terribles drames. Comme beaucoup d’entre-nous, je fais partie de ces générations qui ont eu la chance d’arriver à l’âge que j’ai sans connaître ni subir une guerre mondiale. Cela nous donne, et cela me donne, des responsabilités encore plus grandes à l’égard  des générations qui, les unes après les autres, ont vu leurs rangs décimés sur tous les champs de bataille des guerres du 20ème siècle.
Cela nous donne aussi collectivement des responsabilités particulières à l’égard de ceux de nos concitoyens qui, aujourd’hui encore, risquent leur vie et, pour certains, la perdent sous l’uniforme de nos armées et au nom de la France. Combattants de la Paix, ils sont morts et ils meurent en son nom, prenant ainsi leur place dans cette douloureuse continuité des victimes que nous honorons, sans oublier non plus celles et ceux, policiers et gendarmes, qui perdent la vie dans l’exercice de fonctions de défense de notre vie sociale et sociétale contre des violences qui, de plus, en plus  nous menacent au quotidien. Oui Mesdames et Messieurs, aujourd’hui comme hier, c’est en nous battant pour la Paix, la sécurité, la justice et la Liberté que nous sommes fidèles à la mémoire de ceux dont les noms sont gravés sur tous nos Monuments
Nos enfants ne doivent pas être infirmes de leur passé. Ne restreignons pas l’enseignement de l’Histoire à l’école et continuons à rendre hommage à nos morts. Les générations de demain doivent savoir qu’il fut un temps où des Français se battaient pour ne pas tomber sous le joug d’une puissance étrangère, pour rester libres de leur destin, tout simplement ! Qu’importe que ces Français soient les ancêtres ou non de ces futures générations ; ils demeurent le lien vertical qui nous relie à la mère patrie, à notre mémoire commune

Alors, en ce jour de 11 novembre 2017, une nouvelle fois, nous le disons ensemble avec calme, avec sérénité mais avec  détermination :
Que Vive notre Patrie, la France au sein d’une Europe plus humaine ! Que Vive notre République et ses valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de Laïcité. Et que Vive la Paix ! Vive la République et Vive la France

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