Vœux à la population 2017

Voeux 2017

Monsieur le Député, cher Romain COLAS

Monsieur le Président du Conseil Départemental de l’Essonne, cher François DUROVRAY

Madame la directrice L’Union des Maires de L’ESSONNE, chère Caroline PARATRE

Monsieur le Maire de Draveil, cher Georges TRON

Mesdames et Messieurs les maires de Grand Paris Sud

Mesdames et Messieurs les Maires

Monsieur le Maire honoraire des Saint-Germain-lès-Corbeil, M. Marcelin

Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux et communautaires

Mesdames et Messieurs les représentants des autorités religieuses civiles et militaires

Mesdames et Messieurs les responsables associatifs

Mesdames et Messieurs les directeurs généraux des services de notre ville et de l’agglomération

Mesdames et messieurs les directeurs d’écoles

Mesdames et Messieurs les enseignants

Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux du CMJ

Mesdames et Messieurs les agents communaux et intercommunaux

Chères Saint-Germinoises

Chers Saint-Germinois

 

Notre ami, Jean Pierre Lerouge, conseiller municipal, nous a quittés cette année. Son décès nous a particulièrement touchés et nous garderons de lui le souvenir d’un homme dynamique, aimant rire, possédant beaucoup d’humour et surtout de sagesse. Cette musique de Jazz qui nous accompagne ce soir, il l’aimait tout particulièrement et nous lui rendons tous hommage ce soir.

C’est avec beaucoup de plaisir que nous vous accueillons ce soir à la traditionnelle Cérémonie des Vœux de notre Commune, Saint Germain lès Corbeil, et d’aucuns diront peut être que mon introduction a plutôt l’aspect d’une  vieille rengaine. J’aurais plutôt envie de parler d’un triste recommencement car comment entamer ce discours autrement qu’en 2015 et 2016.

Car la France comme d’autres pays a une nouvelle fois été victime de l’horreur des attentats commis par des terroristes inqualifiables noyés dans un obscurantisme sans borne.

L’été 2016 a été meurtrier et au-delà des très nombreuses victimes de NICE, nous ne devons pas oublier le policier de Magnanville et sa compagne ainsi que le Père Jacques Hamel à Saint Etienne du Rouvray. Mais il nous faut aussi avoir une pensée pour les victimes de l’attentat du 19 décembre dernier en Allemagne.

Je veux dire ici notre compassion à l’endroit des familles qui ont perdu un des leurs durant ces attaques. Mais dire également, en votre nom, toute notre considération et notre immense gratitude pour l’ensemble des forces de sécurité engagées dans un bras de fer considérable et qui agissent au quotidien pour notre protection. Continuer la lecture

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La conscience vaut milles témoignages

Jean-Jacques Rousseau disait : « Conscience, sans toi je ne sens rien en moi qui m’élève au dessus des bêtes, que le triste privilège de m’égarer d’erreurs en erreurs à l’aide d’un entendement sans règle et d’une raison sans principe »

Quoique puisse être notre quotidien, prendre un instant de son temps, souvent contraint par des urgences qui n’en sont pas, pour lire l’histoire qui suit, peut ne pas être inutile. Le difficile travail d’introspection s’impose alors à nous lorsque nous sommes confrontés à pareille histoire.

Sans préjugés car là, il faut les bannir. …

Une forme d’examen de conscience qui ne doit pas mener à la culpabilité mais nous aider à lire avec lucidité les états subjectifs des autres. Histoire d’apporter grâce à la réflexion menée, une pierre modeste mais solide à l’édifice d’un monde meilleur.



« Laure, la soeur d’Anne Crignon, a disparu le dimanche 14 août. Elle est « majeure protégée ». Elle a finalement été retrouvée dans un train pour la Bretagne. Très fatiguée. Mais tout allait bien. Pour Anne Crignon, l’histoire de la recherche de soeur offre une occasion de réviser les clichés, réajuster nos jugements.

leplus.nouvelobs.com

 

Le dimanche 14 août à 18 h 30, ma soeur Laure a disparu. Laure est une « majeure protégée ». Elle vit à Quimper, sur la pointe de la Bretagne, entre l’hôpital psychiatrique et son petit appartement avec vue sur l’Odet. Laure était venue passer le week-end du 15 août à Paris. Ce dimanche-là, nous étions sous la tour Eiffel. Une alerte au colis suspect a provoqué un mouvement de foule qui nous a séparées. Je l’ai cherchée partout. A la tombée du jour, je me suis assise sous un arbre et j’ai réalisé : j’avais perdu ma sœur. Il ferait nuit bientôt, elle était sans argent, sans téléphone, incapable de retrouver son chemin.

Ce soir-là, la police du VIIème -où est la tour Eiffel- patrouillait déjà dans le quartier. Un policier m’a rappelée à 3 heures et s’est montré rassurant dans le grand silence d’une première nuit d’attente. Bien sur, ça peut prendre du temps mais en principe on les retrouve, m’a-t-il dit. Cette même nuit, un policier du commissariat de mon arrondissement (XXème) rédigeait le procès-verbal avec ce qu’il faut de délicatesse pour rendre moins pénible la séance de questions et réponses nécessaire au lancement des recherches.

Disparition inquiétante 

Le lendemain, le sac à main de Laure et ses chaussures étaient rapportées au commissariat du XVème arrondissement par un SDF roumain parlant mal le français. Laure avait dû marcher tout droit le long de la Seine, s’arrêter pour dormir, un banc peut-être, et perdre son sac ou se le faire voler. Entre temps dans la nuit, la PJ avait déployé le dispositif « Disparition inquiétante » et diffusé son signalement : 45 ans, facilement repérable avec son mètre 81 et sa carrure imposante, longs cheveux châtains-blond ramassés en chignon, les mains couvertes de bagues, les yeux verts et la voix grave. Bien sur, il y a eu ces derniers temps  des violences policières mais ce que j’ai vu de la police au cours de cette semaine sans Laure, c’est sa fraternité, cette valeur minorée du triptyque républicain. Dans les commissariats (de l’antenne de Balard à celle du Marais, où un balayeur de la ville de Paris a déclaré avoir vu Laure sur un banc et lui avoir parlé) et dans les rues, quand tard le soir nous faisons les quais pour chercher Laure parmi les sans-abris, nous avons eu affaire à des policiers attentifs et chaleureux.

Nous espérions que Laure avait rencontré des SDF et restait avec eux. C’était l’hypothèse la plus rassurante et c’était vraisemblable. Il y a dans la rue beaucoup de gens comme elle, titulaires d’une Allocation Adulte Handicapé (AAH) en raison d’un handicap qui rend la vie sociale aléatoire. A Paris, certains d’entre vivent dans le métro,  on en voit parfois un qui soliloque sur un quai. On se détourne par gêne, surtout par ignorance.

Laurent est arrivé au quatrième jour de la disparition de Laure, quand les réseaux sociaux relayaient  massivement son avis de recherche. Laurent est un SDF de Saint-Lazare, souvent assis sur des chaises fixées sous l’escalator au niveau -2 près de chez PAUL et de la Croissanterie. Une camarade qui passe chaque jour là bas lui a parlé de Laure. Il a immédiatement proposé son aide, en parfait connaisseur du milieu SDF parisien. Le soir même, place des Fêtes, à deux pas du centre d’hébergement de l’Armée du Salut où il dort depuis mars, nous faisions connaissance avec un homme robuste de 62 ans, le regard clair et la parole d’honneur. Il portait un polo marine à manches longues trouvée du « vestiaire », là où vont les pauvres pour se vêtir.

 

« Un SDF avec une culture, ça fait peur »

Laurent vient de « la vie normale ». Pendant vingt ans, il était cadre dans une enseigne de tourisme très prisée, à parcourir le monde avec la clientèle aisée qui veut le soleil en décembre. Notre guide est resté très discret sur les raisons pour lesquelles il s’est retrouvé à Saint-Lazare l’hiver 2015, avec son sac et sa vie par terre, assis comme dans la chanson de Souchon, à observer en retrait la marche du monde. Laurent n’a jamais pu faire la manche. Il dit qu’il a essayé mais qu’il n’y « arrive pas ». Alors ce sont les passants qui s’arrêtent et proposent un café, quelques pièces et parfois plus. Laurent les effraie un peu avec son histoire :

« Un SDF avec une culture et une pensée, qui sait parler et discuter, ça fait peur. Les gens se disent qu’alors ça peut leur arriver. »

Son regard sur la situation était en décalage avec mes sombres appréhensions. Ce que nous redoutions bien sur, c’est la mauvaise rencontre car Laure se lie très facilement. Il a posé plein de questions sur elle. Pour lui, ma sœur était en train de vivre sa vie et trouver une réassurance parmi le peuple des rues. Il disait que « dans la vie normale », encore, l’étrangeté dérange mais que parmi eux, elle ne serait pas jugée :

« Qu’est-ce que tu vas juger alors que tu es toi-même dans la rue ? On prend l’autre avec nous comme il est, sans lui poser de questions. On n’est pas dans la vie normale, ça n’est pas important de savoir d’où vient l’autre. S’il veut se joindre à nous, il peut se joindre à nous. S’il veut partir, il s’en va. »

Vivre avec la folie d’un proche

 Le lendemain dès l’aube, à l’heure où blanchit le ciel de Paris, il partait à la  recherche de Laure aux abords des quatre gares, Montparnasse, gare du Nord, gare de l’Est et d’Austerlitz, là où les gens dans la dèche font la manche. Il avait emporté une cinquantaine  d’avis de recherche. Depuis la veille, nous posions des affiches un peu partout. Des passants s’arrêtaient, certain pour nous parler d’un parent ou d’un ami psychotique à qui la mésaventure pourrait arriver un jour. Vivre avec la folie d’un proche est une réalité très partagée.

Après une pause estivale, les Restos du cœur rouvraient le samedi 20, retour très attendu, un événement même. Dans le bus 28 qui nous menait à Invalides, un des points d’ancrage de l’association, Laurent a rencontré Katia, vêtue de rose et d’un maquillage léger, dans la rue depuis pas mal d’années, et en route, elle aussi, vers la soupe populaire, dans un coin de l’esplanade. Une table sur tréteaux est dressée. Il y a là une foule concentrée et grave, de vieux habitués, des réfugiés. Sur les visages on lit l’usure, la solitude et la méfiance.  Un volontaire tend à chacun une brandade de morue et une cuillère. Katia sort de son sac à main une fourchette et nous la montre : dans la merde, oui, mais pas au point de manger sa purée à la cuillère. Il est 20 heures passé.

Guidés par Laurent, nous repartons vers une autre soupe populaire, dite « des musulmans », dans le quartier de Saint-Lazare celle-là, à deux pas des grands magasins. La nuit tombe nonchalamment sur ce quartier touristique et huppé. A deux pas des gens installés en terrasse, des SDF attendent sur les bancs publics et les marche de l’église de la Chaussée d’Antin. Plus d’une heure s’écoule. Un  mouvement soudain vers une rue adjacente et étroite, près du Printemps, marque l’arrivée du convoi. Il est 22 h30. Une camionnette noire à l’effigie d’« Au cœur de la précarité » (100 000 repas servis par an), les portes arrière qui s’ouvrent, des piques niques dans des sacs de plastique vert servis par Hassan et Omar. Quelqu’un dit « Les femmes d’abord ». Elles sont trois ou quatre, parmi une quarantaine d’hommes dans la pénombre. Un groupe hétéroclite et tendu, les yeux rivés sur les sacs.

Les non-personnes, cette théorie d’Orwell

J’ai pensé au poème de Baudelaire, « Les yeux des pauvres », où deux enfants en guenille dans les bras de leur père regardent fixement un couple de dîneurs à travers la vitre d’un café chic. J’ai pensé aux édiles hauts placés de la République, le luxe qui les entoure, leur sentiment que ces privilèges leur sont dus. J’ai pensé au mépris social. J’ai pensé à François Hollande et à son discours insincère sur « les plus démunis ». J’ai pensé à Noam Chomsky, intellectuel américain attelé au dévoilement du système de propagande qui fait l’opinion dans les démocraties (1), j’ai pensé à ses écrits sur  « les non-personnes »,  concept qu’il a emprunté à Georges Orwell.

Les non-personnes sont les humains qui n’ont pas le profil de l’occidental avec une carte bleue et une carte d’électeur. Au Moyen Orient on les bombarde. Ils sont les « dommages collatéraux ». Ici on les laisse mourir de froid et d’épuisement. 497 SDF sont officiellement décédés dehors, en France, en 2015 mais pour le collectif Morts dans la Rue, le chiffre s’élève à  2800.  A bien des égards, le malade mental est aussi une non-personne, reléguée dans cette zone de non-droits qu’est souvent l’hôpital psychiatrique, contraint d’ingérer chaque jour un mélange de psychotropes que son psychiatre hésiterait à prescrire même pour 48 h à un être cher.

Un petit groupe se forme autour de nous. Des inconnus sincèrement désolés par la disparition de Laure. Un garçon avec un bras en écharpe et des yeux clairs nous dit qu’il s’appelle Viktor et qu’il est polonais. Il demande des affiches pour les poser sur son chemin du retour. Une femme propose d’en mettre dans un abribus de proche banlieue, une autre à Aubervilliers. Un Algérien en  prend une dizaine pour les emporter  à Barbès. Il ne veut pas de mon rouleau de scotch. Il veut en acheter un, nous faire ce cadeau. Il fait nuit noire.  Ils sont vingt à repartir avec des avis de recherche.

 Toilette au Hilton

Entre temps, d’autres se sont organisés pour dormir sous les grands porches éclairés du Printemps, entre les vitrines provocantes. Des cartons neufs et dépliés serviront de paravent jusqu’au matin pour ces dortoirs fragiles. Laurent nous dit que les responsables du grand magasin sont d’accord, sous condition que les dormeurs partent avant l’ouverture. Laure n’est pas parmi eux. Nous passons devant le Hilton. Laurent raconte que jusqu’aux attentats, avant Vigipirate, les portiers le laissaient entrer tous les matins pour aller aux toilettes.

Cette nuit-là, ma soeur était retrouvée dans un train pour la Bretagne. Un contrôleur a signalé cette étrange passagère qu’on a fait descendre à Rennes pour la conduire au centre hospitalier. Très fatiguée. Mais tout allait bien. Elle avait des baskets et un sac à main, deux preuves que dans  la rue elle a trouvé de l’aide. Une infirmière, Virginie, veille sur elle endormie sur un brancard dans le couloir surchargé des urgences en attendant notre arrivée. Il y aurait beaucoup à dire, aussi, sur le rôle central des aides-soignantes et des infirmières dans nos vies. Et sur le peu de cas que les élus font de leurs revendications et de celles qui se sont suicidées.

Je savais qu’il serait difficile de savoir ce que Laure a vécu dans la rue à Paris au cours des six  nuits et jours passés dehors. Sa perception de la réalité est mouvante, le vrai se mêle à l’invention et son  monde est complexe. Poétique aussi, souvent drôle. Ce qu’elle dit doit être interprété parfois mais rien de grave ne lui est arrivé. Il semble que c’est un sans-abri qui l’ait menée au train.

Une fois levées les inquiétudes, l’histoire de sa recherche offre une occasion de réviser les clichés, réajuster nos jugements. Elle fait barrage au sentiment que nous avons tous plus ou moins que l’égoïsme contemporain est sans limite. D’ailleurs hier encore, un numéro inconnu s’est affiché sur mon téléphone. En ligne, Hacène. J’ai reconnu la voix de l’Algérien de Barbès. II avait posé ses affiches et venait aux nouvelles. Quand il a su Laure retrouvée, ça l‘a rendu heureux :

« Cette femme-là m’a fait pleurer, m’a-t-il dit. Elle m’a fait penser à ma sœur ou à ma mère. Avec une disparition comme ça, on ne sait pas ce qui peut arriver. Nous l’avons cherchée. Vous l’avez cherchée. Tout le monde l’a cherchée. Le bon Dieu aussi l’a cherchée. Et il l’a remise à sa place ». »

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L’ANNEE 2016 SERA-T-ELLE ENFIN L’ANNEE DU REVEIL DONT NOUS AVONS TANT BESOIN?

Bonne année 2016C’est le vœu le plus cher que je formule pour nous tous en ce début d’année

Effectivement, la question se pose, cruciale: Quand allez vous Mesdames et Messieurs les hiérarques des familles politiques, quand allons nous nous décider à entendre la clameur inquiète du peuple français ?

Nous parlerions d’Autisme que nous ne serions pas loin de la vérité

Car aujourd’hui, l’apathie nous aveugle ; le pays est en état d’urgence et beaucoup d’entre-nous répondent en deçà des appels de nos concitoyens ; ils restent prisonniers de leurs échéances personnelles et d’un système oligarchique qui a fait de la reproduction des élites une injure à notre démocratie représentative.

L’analyse, la réflexion, l’intérêt supérieur de la nation sont autant de concepts noyés dans les formules creuses et les postures d’une classe politique qui ne représente plus qu’elle-même. Les partis politiques censés permettre l’expression du suffrage se sont renfermés sur eux-mêmes, ne laissant apparaître que les intérêts personnels de leurs dirigeants et les comportements corporatistes de leurs membres, faisant mine d’écouter l’expression populaire et oubliant que la confiance se construit et s’acquiert en remontant du bas vers le haut.

Ils sont sourds à cette angoisse protéiforme qui semble aujourd’hui une particularité française, conséquence d’une crise collective existentielle lourde, sourde, identitaire, rejaillissant sur la psyché personnelle de chacun d’entre nous.

La France, l’une des plus vieilles nations du monde est terrifiée à la seule idée de son déclin, en constatant la guerre de tous contre tous qu’annonce la globalisation

Ils sont sourds à cette colère, celle d’un pays étreint par un sentiment d’abandon où l’insécurité économique, dont le chômage endémique est la manifestation la plus éclatante, s’allie à une insécurité culturelle qui voit notre mode de vie menacé par un radicalisme islamiste qui plonge notre pays dans le doute identitaire et la violence. Les français, bien malgré eux, réapprennent le tragique de l’histoire.

Nous sommes aujourd’hui à la veille d’une insurrection animée par le doute et l’abstention et corrélativement le vote aux extrêmes. Il s’agit à mon sens d’un soulèvement contre les pouvoirs autoproclamés, l’entre-soi ou ce qu’il est convenu désormais d’appeler : « La coalition des élites » où tous, politiques, médiatiques, économiques sont accusés d’indifférence totale au malheur français.

Et croire qu’à l’aune des résultats des élections régionales, une quelconque réponse ait pu être apportée, est une erreur magistrale.

Ce mélange des genres, inhérent aux systèmes décadents, fait perdre aux hommes politiques le lien avec les citoyens, le lien même avec ses propres électeurs.

Là où le politique devait préserver ce sentiment tenu d’appartenance à la nation, il s’est fourvoyé dans le cloaque des guerres intestines, des petits calculs égoïstes, révélant toujours plus la rupture du contrat social si cher à ROUSSEAU avec le peuple.

Là où la personnalisation des enjeux prime, où le temps électoral verse dans un tourbillon permanent, l’audace politique se perd, rejetant alors toutes ambitions collective qui s’inscriraient dans la durée et ne permettant plus les réformes d’ampleur dont notre pays a tant besoin.

Gardons-nous bien tout de même d’accuser tous les politiques car l’initiative a de plus en plus d mal à émerger dans un système des partis où les échéances électorales servent bien souvent à renforcer des baronnies locales ou des intérêts claniques.

Alors OUI, réveillons-nous sans quoi nous verrons sombrer notre peuple dans la défiance

Nous avons le devoir d’entendre cette demande qui transpire du vote du Front National, cette demande d’autorité, de courage, de constance, de cohérence et pour tout dire de dignité.

Bref, tout ce dont la politique est dépouillée depuis longtemps.

Il nous faut impérativement retrouver, et rapidement, nos fondamentaux

Cette autorité qui doit être attachée impérativement aux pouvoirs régaliens.

Cette liberté qui doit vivre et grandir dans le domaine économique. Tout concourt aujourd’hui à démontrer les effets bénéfiques de la Liberté économique sur la Croissance économique et sur le réduction de la pauvreté, seule façon de remettre la France sur le chemin de la compétitivité et de la diminution du chômage.

Cette protection des domaines sociaux et culturels, ce monde social où s’exprime et se développe la vie des hommes en société et ce monde culturel essentiel à la reconnaissance de la dignité humaine en ce qu’il englobe ces libertés importantes liées aux questions d’identités.

Mais nous avons aussi le devoir de nommer les choses pour mettre un terme à la dictature du politiquement correct. Le peuple, c’est-à-dire nous tous, avons besoin d’un nouvel horizon, d’un idéal, et pour tout dire de vérité ; j’oserais jusqu’à parler de foi républicaine en ces temps où des barbares à l’intérieur comme à l’extérieur se liguent contre nos valeurs. S’il s’agit de mettre des mots sur nos maux, c’est bien pour trouver des réponses ; Après le diagnostic, le remède.

Comme dit très justement François FILLON dans son livre « FAIRE »

« Le sang et les larmes c’est aujourd’hui pour les 6 millions de français qui sont au chômage, pour les travailleurs pauvres dont le nombre ne cesse d’augmenter, pour les retraités qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts après une vie de labeur, pour les 2 millions de jeunes français qui ne sont ni à l’école, ni en formation, ni au travail, pour les artisans qui ne parviennent pas à se verser un salaire en fin de mois, pour les agriculteurs qui bradent leur production tandis que s’enrichissent quelques distributeurs aux résultats insolents.

Contre le sang et les larmes, il choisit la liberté et la vérité. Contre les conservatismes qui nous étouffent, il choisit la liberté qui est le meilleur logiciel du progrès économique, technologique et social. Contre les marchands d’illusions, il choisit la vérité qui est la base d’une action politique saine et respectée. »

Assez de l’eau tiède

  • Osons démontrer, arguments à l’appui, l’inanité du programme économique du FN, de la sortie de l’€uro au retour à la retraite à 60 ans
  • Osons démontrer, arguments à l’appui, l’ampleur de la médiocrité de la gestion actuelle de notre pays
  • Osons dire que la colère, alimentée par le chômage, l’immigration et l’insécurité, l’est aussi par la paupérisation de la France périphérique, par le matraquage fiscal, par l’asphyxie des classes moyennes, par la faillite de l’école.
  • Osons reconnaître que cette colère est alimentée à droite par le ras le bol des assistés.
  • Osons reconnaître que cette colère est alimentée à gauche par le ressentiment des petits vers les gros.

A l’aube de cette nouvelle année, nos souhaits sont, peut-on le deviner, multiples face à la grandeur du défi mais notre feuille de route à tous doit être simple, les modèles simples étant les plus efficaces, n’en déplaise à nos technocrates.

  • Notre unique obsession y sera la France et non LE PEN
  • Notre unique considération y sera l’âme, la culture et l’identité de la France
  • Notre unique objectif y sera de remonter aux sources de la démocratie, c’est-à-dire d’entendre la voix du peuple et non des experts.

Bonne année à tous et fasse que l’intelligence française permette de redonner à notre pays ses vraies lettres de noblesse, en caractère d’or, au service de tous.

Belle et heureuse année 2016

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Discours du 11 novembre 2015

indexComme tous les ans, le jour 11 du 11ème mois marque un rassemblement solennel plein de reconnaissance et de respect où puissant est le rappel du terrible destin qu’ont subi les peuples français, les peuples alliés et les autres peuples.

L’attentat de SARAJEVO fut l’événement qui conduira les deux camps de la triple-entente et des empires centraux à une guerre totale, faisant éclater les tensions entre les nations, exacerbées au fil des ans.

Quatre années furent alors le théâtre de sacrifices, de souffrances, mais aussi de courage et de détermination qui se soldèrent par un bilan inimaginable ; des millions de morts, des millions de blessés dans leur corps et dans leur tête furent alors à déplorer à la fin de cette guerre appelée en vain « la der des ders ».

Cette fin naîtra le 11 novembre 1918, dans la voiture n°2419D de la société des Wagons-lits, aménagée en bureau pour accueillir la signature des plénipotentiaires allemands acceptant les conditions d’armistice du Maréchal Foch.

Mais depuis, une puissance considérable se dégage des sacrifices de ce conflit et nous touche à travers les décennies qui nous en séparent.

Le lien est toujours aussi vif et si nous nous retrouvons ainsi tous les ans, c’est aussi pour signifier aux générations futures combien cette mémoire est essentielle. Elle l’est pour ceux qui ont subi ces horreurs, elle l’est pour tous ceux qui subissent aujourd’hui même, les mêmes horreurs et elle l’est pour que nous ne baissions jamais notre garde, prêts à protéger de la même manière notre liberté.

Des dates comme aujourd’hui sont des ponts qui, du passé, nous emmènent vers des valeurs que nous devons  faire nôtres, mais également des ponts vers l’avenir pour montrer à nos jeunes quelles sont les vraies valeurs.

Mais attention, car chaque jour, nous constatons dans le monde combien les valeurs que la démocratie véhicule et que nous soutenons, sont fragiles et subissent des attaques permanentes. L’actualité est là pour nous le rappeler et nous sommes sans cesse dans l’obligation de défendre nos droits et nos libertés.

L’acuité des propos de John Fitzgerald KENNEDY méritent en ces instants que nous nous en rappelions

« Ne nous reposons pas sur nos acquis, disait-il,  mais efforçons nous de construire la paix, de vouloir que la paix soit dans le cœur et dans l’esprit de chacun »

Je vous propose que nous respections une minute de silence afin de rendre hommage à tous ceux qui, soldats comme civils, ont fait le sacrifice de soi et ont fait preuve de la plus haute forme de générosité

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Discours du 14 Juillet à saint Germain lès Corbeil

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs

Victor Hugo nous disait que de l’union des libertés dans la fraternité des peuples naîtra la sympathie des âmes, germe de cet immense avenir où commencera pour le genre humain la vie universelle et que l’on appellera la paix de l’Europe.
Notre pays a un rôle majeur à jouer dans cette Europe. L’actualité est là pour nous le rappeler en permanence. Continuer la lecture

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Les rythmes scolaires

La réforme des rythmes scolaires s’inscrit dans le dogme régulièrement souligné de l’uniformité où l’éducation doit être unique, normalisée et rigide. Pas de variétés, pas d’expérimentation car l’école à interdiction d’adapter son processus à la spécificité des élèves (une véritable insulte vis à vis des enseignants comme si leurs compétences ne devaient servir à rien).

C’est grave car c’est la liberté du système, seule capable de permettre une adaptation à tous les cas (N’y-a-t-il pas un cas par enfant à moins de vouloir faire un plagiat de « I Robot »……) qui est montrée du doigt, interdite. Or, tout le monde sait que dans un système coercitif et rigide, la satisfaction des uns se fait au détriment de celle des autres.

Un vrai paradoxe lorsque l’on entend le ministre de l’éducation, Vincent Peillon, dire que cette réforme est un excellent moyen de lutter contre les inégalités.

Cette réforme, parfaite négation de la liberté de chacun (Enseignants, Parents, Enfants et Elus locaux) est en outre une réforme non financée. L’absence d’activités gratuites qui devraient profiter au plus grand nombre d’enfants, de tous les milieux, va nécessairement accroître les inégalités, si elle se confirme. Et le gouvernement n’a pas donné de garanties financières malgré le déblocage de fonds par le Président de la République. La gratuité est un leurre car les collectivités territoriales ont toutes, des moyens différents.

Les familles pourraient donc bien avoir à payer ce nouveau temps périscolaire induit par la réforme Peillon, alors que la conjoncture économique reste particulièrement négative et que l’actuel gouvernement assomment les ménages d’impôts alors qu’il devrait s’astreindre à réduire rapidement et efficacement le déficit public. N’est ce pas d’ailleurs la décision prise par le Maire de Lyon, M. Collomb!!!

La situation est loin d’avoir trouver son mode de fonctionnement efficient.

La rentrée 2014 promet d’être tout sauf calme.

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La remise à plat des impôts

La Remise à plat

Extraordinaire car en annonçant la remise à plat des impôts, l’exécutif et particulièrement le premier Ministre ( le Ministre des finances est bien silencieux dans l’histoire) laisse entendre qu’il a « enfin » compris les raisons de l’angoisse qui étreint la population dans cette période d’austérité sans précédents récents et les raisons qui affectent notre activité économique et qui démolissent l’image déjà bien terne de la France et de sa compétitivité. Jusqu’à se convaincre, aidé par une presse bienveillante, que la qualification pour le Mondial au Brésil va redonner le moral à la population, nous n’en sommes pas loin. C’est le double effet « Kiss cool ».

Mais a-t-il réellement saisi le fonds du problème ou plutôt veut-il l’accepter?

Deux raisons nous permettent d’en douter, …. Continuer la lecture

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Référendum d’initiative partagée

Le Sénat vient d’adopter le référendum d’initiative partagée à l’unanimité.

Dans l’absolu, il peut paraître comme un bon principe pour une démocratie qui se respecte car contrairement aux référendums déclenchés à l’initiative des institutions, son fait générateur est une   pétition ayant recueilli les signatures d’un nombre donné d’électeurs en soutien d’un cinquième des  membres du parlement.

Faut-il pour autant s’ en réjouir et applaudir la nouvelle?

Tout dépend du contenu et c’est là que la situation se complique. La France se distingue nettement de ses partenaires, notamment européens et pas forcément en bien.

1-  L’initiative vient des parlementaires. Le citoyen électeur ne vient qu’en soutien – Est-ce pour cela que le mot Populaire a été remplacé par le mot partagée ?

2-  Le référendum doit être à l’initiative de 1/5 des parlementaires (925 parlementaires sur les    deux  chambres) donc 185 ; ce qui laisse peu d’espoir aux petits groupes.

3-  Le soutien doit être apporté par 1/10 des électeurs soit plus de 4 millions de personnes. Même si le recueil des voix favorables au référendum pourra se faire électroniquement, le nombre est tel que les six mois autorisés pour cette action risquent d’être insuffisants

De tels obstacles ont tendance à vous refroidir. Un dispositif qui risque manifestement de rester dans les livres et pas plus. C’est bien regrettable et ça laisse un sentiment d’inachevé où le dindon de la   farce est l’électeur. Vraiment dommage car par les temps qui courent, le politique a beaucoup à se faire pardonner pour récupérer une certaine forme de crédibilité.

 

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Le droit de vote des étrangers – une réflexion obligatoire

 

Si l’histoire des Etats modernes va dans le sens d’un raffermissement du lien entre Nationalité et Citoyenneté, le défi de la construction d’un espace politique européen transcendant des Etats incapable de résoudre individuellement les crises sociales qui les traversent, amènent à repenser la légitimité de ce lien et à envisager d’autres alternatives quand au lieu d’identification des citoyens.

Or, à ce jour, la légitimité de ce lien n’a fait l’objet d’aucun débat d’ampleur qui permettrait d’envisager qu’elle puisse être remise en cause le plus démocratiquement possible.

Par conséquent, le corps électoral reste aujourd’hui limité par la Nationalité tel que le signifie la constitution et c’est très bien ainsi car afin de rendre les situations sociales des citoyens les plus convergentes, donc leur statut (citoyen) le plus homogène, la Nationalité apparaît alors comme indispensable pour que les citoyens intègrent l’idée qu’ils forment un tout, malgré ce que leur révèle leur quotidien.

Le droit de vote des étrangers est un sujet compliqué qui doit être traité avec sérieux et sans précipitation par respect vis-à-vis de l’ensemble des citoyens – c’est un sujet qui ne mérite pas d’être soumis à des manœuvres bassement politiciennes.

La précipitation prend alors l’allure d’un chemin du combattant car le droit de vote des étrangers passe obligatoirement par un changement de la constitution. Deux solutions s’offrent alors au gouvernement :

  • La voie du Congrès. Mais la nécessaire majorité des 3/5 est très loin d’être acquise.
  • La voie du Référendum ; en pleine crise économique et sociale et alors que ce dernier ne réunit pas une majorité de partisans, les français voteront probablement pour sanctionner le pouvoir en place et non pour répondre au sujet posé.

Pour autant, doit-on s’affranchir d’une vraie réflexion sur le sujet qui permet alors de donner son sentiment en son âme et conscience ? NON car au nom de la liberté et de la démocratie si chèrement défendues par nos ancêtres, c’est un devoir.

Au centre du débat s’inscrit le thème majeur de ce sujet.

Au nom de l’égalité, principe fondateur de la République, comment justifier que des personnes présentes sur le sol national, qui participent à la vie économique et sociale, et qui paient des impôts, ne participent pas à l’élection de ceux qui gèrent leur vie quotidienne. Au nom de quoi justifier leur exclusion de la pleine citoyenneté et la discrimination dont ils seraient ainsi les victimes ?

Les partisans du droit de vote des étrangers justifient leur position au nom de la réalité concrète de cette participation des étrangers à cette vie économique et sociale. Or, cet argumentaire n’est pas recevable car il se fonde sur une conception simple d’organisation de production et de redistribution des richesses, et oublie la conception d’une société politique, c’est-à-dire d’une communauté historique avec sa culture héritée, son projet et ses valeurs. Les partenaires de la société ne seraient alors plus unis par un contrat politique ; une façon de nier la distinction entre la vie économique et sociale à laquelle participent les étrangers et la société politique comme projet commun.

La distinction classique datant de l’Antiquité entre l’Ethnos, société concrète, forme d’organisation sociale antérieure à la Cité et le Demos, société politique consciente d’elle-même, s’efface alors.

En réalité, la participation des étrangers à la vie collective sans distinction fait partie de l’aspiration démocratique. Toutefois, si les étrangers ne souhaitent pas prendre la Nationalité française, c’est leur droit et il doit être respecté.

Donc sous réserve que l’application du droit de la Nationalité soit rigoureux au nom du respect de l’Etat de droit, la réticence que nous pouvons avoir devant le droit de vote des étrangers est entièrement légitime, au nom de la conception politique de la Nation.

La tradition républicaine nous enseigne qu’il faut accueillir ceux qui manifestent la volonté de devenir français mais qu’il faut aussi respecter le choix de ceux qui ne veulent pas.

  • Les premiers disposeront alors des pleins droits des citoyens.
  • Les autres disposeront toujours des mêmes droits civils, économiques et sociaux que les nationaux mais non du droit de voter et d’être élu.
Merci à Dominique Schnapper, sociologue et au forum Science Politique

 

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Le désordre à Saint Germain lès Corbeil

Nous aimerions être démentis quand nous disons qu’au-delà de nos divergences, le désordre paraît régner au sein de notre majorité municipale. Malheureusement, les indices s’accumulent, qui montrent qu’il y a des ordres apparents qui cachent les pires désordres.

L’évident conflit d’intérêt dans le dossier de l’ancien évêché où, dans le choix final du promoteur, la proximité du maire avec sa petite fille, responsable des programmes de l’entreprise, était un premier signe, alors même que nous nous interrogeons sur la rigueur de la procédure très stricte des appels d’offre.

Et maintenant, la Cour Régionale des Comptes qui s’intéresse de près aux comptes de la commune sur fond d’instruction judiciaire. Les mots circulent – « Irrégularités comptables et fiscales » – « Abus de biens sociaux », trop lourds pour que nous les fassions nôtres tant il est vrai que la présomption d’innocence est primordiale.

Et pour finir, une unité de la majorité que certains de ses membres fragilise ouvertement pendant le Conseil en s’inquiétant de l’urbanisation anarchique de notre commune. Une façon de dénoncer ce que nous disons depuis longtemps. Le maire n’a aucune politique censée et réfléchie d’urbanisation pour l’avenir de notre commune.

L’incompétence, une étiquette qui nous a si souvent été attribuée gratuitement. Aujourd’hui, les faits démontrent que l’incompétence n’est pas un mot qui qualifie des êtres mais des actions……

« Entre fond et forme, la forme n’est elle pas la compétence des incompétents? »

 

 

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