E. Macron, 8ème président de la 5ème République

elections-presidentielles-2017L’élection de notre nouveau Président restera dans les annales de la 5ème République comme un extraordinaire camouflet pour la classe politique traditionnelle. En effet, un presque inconnu talentueux, doué d’un vrai charisme et particulièrement chanceux vient de griller la politesse à toute une classe politique vieillissante ; le côté obscur de cette campagne y a fortement contribué, c’est indéniable par ces tentatives de manipulation et de désinformation du premier tour, volant aux citoyens les vrais débats, ceux dont l’objectif était d’aborder les projets de société bâtis pour redonner à notre Pays ses lettres de noblesse et sa vraie place dans le concert international.

Mais par-delà ce résultat dont le chiffre final pourrait laisser entendre qu’il est magistral, il ne lui faudra pas oublier que 25,44% de la population s’est abstenue et que 12% des bulletins déposés dans les urnes étaient blancs ou nuls. Ce résultat n’est donc pas du tout un plébiscite et il va lui falloir démontrer rapidement que son projet de société va permettre à la France dans son ensemble de sortir de l’ornière dans laquelle elle s’est coincée depuis de nombreuses années.

Un défi d’autant plus difficile que la France rurale, industrieuse, populaire et accablée de charges n’a pas beaucoup voté pour lui contrairement à la France mobile, jeune, entreprenante, cosmopolite et urbaine. Une fracture considérable qui rappelle que cette France rurale et industrieuse qui a fait la colonne vertébrale de notre pays est en train de mourir à petit feu, sans aucune perspective, sans internet et sans services publics.

La tâche est immense mais comment pourrait-elle être autrement quand on voit la décrépitude de notre système éducatif, la grave situation des comptes de la nation et le nombre  inouï de citoyens sans emplois.

L’échec est interdit car notre pays pourrait alors se soulever, surtout si la Droite qui vient de nouveau de rater un tournant de l’histoire, s’enfonce dans ses querelles internes dirigées par les ambitions dévorantes sans proposer une véritable alternative. S’allier dans le cadre d’une grande coalition serait une grande erreur qui fragiliserait notre démocratie, ce régime précieux qui donne un cadre et une forme aux divergences et aux oppositions.

Si notre nouveau Président va devoir relever un défi d’ampleur pour toute la France, la Droite a le devoir d’enrichir notre démocratie par un vrai travail de fond contextuel, nouveau et alternatif.

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le 8 mai à Saint Germain lès Corbeil

8 mai'Cérémonie du 8 mai 2017

Mesdames et Messieurs les représentants des autorités civiles et militaires
Mesdames et Messieurs les représentants des associations d’anciens combattants
Mesdames et Messieurs les élus
Mesdames et Messieurs
chers amis

Hier, le peuple français au-delà de toutes considérations arithmétiques a élu son nouveau Président de la République, le 8ème de la Vème constitution.

Les citoyens français viennent donc de voter, viennent donc de s’exprimer, de faire leur devoir.

Un devoir !!!

Et pourtant, il s’agit d’un droit voire d’un privilège – car il s’agit bien là de libertés

  • La liberté de la parole
  • La liberté de voter
  • La liberté de vivre dans un pays démocratique
  • La liberté de vivre dans un monde en Paix si l’on en fait le choix

Mais les attentats subis par nos journalistes, symboles de la liberté d’expression, par notre population un jour de fête Nationale, par nos Policiers, symboles de la Sécurité Nationale ne sont–ils pas des atteintes à toutes ces libertés ?

Il est donc aujourd’hui vital que nous nous battions contre ces ignorances qui mènent droit aux ténèbres, contre ce qui s’oppose à la diffusion des lumières, des connaissances scientifiques, de l’instruction, du progrès, contre cet obscurantisme que tente de nous imposer le radicalisme islamiste.

Un combat d’ampleur car les menaces sont multiples, venant de tous les endroits de la planète où la liberté de l’être humain est agressée, violée ou anéantie.

Un jour comme aujourd’hui prend alors toute sa dimension. La mémoire ne doit en aucune manière s’affaiblir car elle est un bouclier d’une force incroyable.

Rappelons – nous
Le 8 mai 1945, à 23h01, au lendemain de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie signée à Reims, la Seconde Guerre mondiale se terminait officiellement en Europe.

Le soulagement et la joie ont eu tout de même du mal à déborder sur le lourd bilan qui commençait alors à s’emparer des esprits.

Nous regardons de loin cette large blessure et nous avons du mal à imaginer quelle dure réalité, ces jours, ces années ont dû être pour tous les soldats, pour leurs familles. Nous avons toujours du mal à imaginer comment des hommes peuvent combattre et détruire d’autres hommes. Comment la guerre est-elle possible ? Et pourtant, elle était bien là…

Et tous ces soldats ont combattu pour la France, pour la protéger de l’envahisseur, pour la sauver des idées nazies et de la dictature.

Alors, depuis cette date, nous célébrons cet anniversaire pour nous rappeler que par-delà les frontières, les soldats ont fait preuve de solidarité, par-delà la peur les soldats sont venus combattre, par-delà leur humanité ils ont fait la guerre et parfois ils n’en sont pas revenus, physiquement ou moralement.

C’est justement parce qu’ils ont dû faire la guerre avec toutes les horreurs qu’elle véhicule que nous devons nous souvenir combien préserver la paix est notre devoir, combien la Paix est un bien précieux.

La paix est fragile et pourtant elle est aussi notre force. La liberté dont nous bénéficions doit être la garante de cette paix. Osons nous exprimer, osons dire à nos enfants la valeur de cette paix. Ils doivent savoir combien la paix a été gagnée au prix de grandes batailles et qu’elle demande encore aujourd’hui son lot de sacrifices.

Nietzsche disait que « Le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire. »

Alors entretenons notre mémoire individuelle ou collective, ensemble et rappelons-nous ce que disait le Philosophe Alain :

« Le bonheur n’est pas le fruit de la paix, le bonheur c’est la paix même. »

Alors, maintenant, je vous propose d’observer une minute de silence en pensant au courage de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui ont permis et qui permettent à l’humanité de se défendre d’elle-même.
8 mai

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Voyage en ordinaire – vernissage de Damien Arlettaz

DamienArlettaz_Instantanés042Le nom donné à cette exposition traduit parfaitement ce que notre vie a de classique, de commun dans le sens expressif du terme, mais aussi de familier et de coutumier, autrement dit de riche car la vie qui n’est pas un long fleuve tranquille, permet à tous d’accumuler des indices, des repères et des symboles qui font de nos parcours, des histoires uniques donc Extra….ordinaires.

Cette rencontre que Damien ARLETTAZ propose avec chacun est alors la pénétration d’un espace unique qui permet comme il le dit si bien : « d’apporter un regard singulier sur votre histoire »

Il pose un regard singulier sur l’ordinaire qui, par la force des choses, est unique mais qui apporte effectivement une vision particulière où les espaces d’interprétations peuvent être nombreux.

 

Le monde de l’imaginaire à la rencontre de l’ordinaire, un message transporté à merveille par la photographie.

DamienArlettaz_Instantanés037

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Salon du Livre de Saint Germain lès Corbeil

 

livres

L’émotion est grande aujourd’hui car nous nous retrouvons ici pour le second Salon du Livre de Saint-Germain-lès-Corbeil après une première édition réussie, une réussite, fruit du travail acharné et quotidien de nos équipes de la culture et de la médiathèque dont la passion de la littérature n’a d’égal que  le plaisir de plonger dans l’univers du livre. Oserions-nous dire que pour nos collaborateurs de la Médiathèque,

« La littérature, c’est la vie intérieure qui devient la vie »

Je tiens à vous remercier pour être venus aussi nombreux et je me réjouis de fêter  avec vous cette littérature jeunesse si importante, fidèle compagnon de route de l’enfance et de l’adolescence qui procure les premières grandes émotions littéraires, qui introduit aux subtilités du langage, dont la compréhension des nuances est une ressource inestimable à tout âge et en toutes circonstances, qui fait des jeunes lecteurs les lecteurs avertis et passionnés de demain.

C’est pour cela qu’il est impératif que chacun puisse, dès le plus jeune âge, faire, comme Montaigne, du livre un ami : il nous faut donc créer très tôt les conditions d’une belle et longue amitié avec le livre chez nos jeunes concitoyens et développer la place du livre et de la lecture dans la vie des enfants pour qu’une fois adultes, ce tête-à-tête avec l’œuvre et l’auteur se poursuive et devienne aussi naturel qu’un échange avec un être cher. C’est parce qu’on a lu jeune, et aimé cela, qu’on lit toute sa vie.

Mais pourquoi Littérature Jeunesse ? Car aujourd’hui, la bande dessinée est à l’honneur et n’a-t-on pas coutume de dire qu’une âme d’enfant subsiste en permanence au fond de nous ?

Merci à tous pour votre présence, vrai témoignage du prestige de la littérature. Merci à ZAÜ, notre invité d’honneur dont les débuts dans la littérature jeunesse datent de 1967.

Mais en définitive, Chantal DEBAISE, photographe et cinéaste belge, n’a-t-elle pas raison lorsqu’elle dit :

« Un livre, c’est comme une bande dessinée, sauf que les images se trouvent entre les lignes »

A l’honneur aussi, la Poésie. Et pour cela je voudrais lire un verset du poème de Théophile Gautier : « Le pin des landes » qui me semble traduire avec force la puissance de la Poésie.

Le poète est ainsi dans les landes du monde ;

Lorsqu’il est sans blessure, il garde son trésor.

Il faut qu’il ait au cœur une entaille profonde

Pour épancher ses vers, divines larmes d’or !

En tout état de cause, ma conviction profonde est que la lecture est un puissant  vecteur d’émancipation qui décuple la puissance de nos imaginations, qui invite à rêver et à penser, qui éveille notre curiosité, c’est aussi par la lecture que s’affirme l’identité : en apprivoisant la solitude et le silence, on prend goût à être soi, on enrichit et fortifie son être intérieur.

Pour conclure, j’aimerais m’appuyer sur les propos du dramaturge, romancier, Eric Emmanuel SCHMITT

« La littérature ne bégaie pas l’existence, elle l’invente, elle la provoque, elle la dépasse »

 

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Vœux à la population 2017

Voeux 2017

Monsieur le Député, cher Romain COLAS

Monsieur le Président du Conseil Départemental de l’Essonne, cher François DUROVRAY

Madame la directrice L’Union des Maires de L’ESSONNE, chère Caroline PARATRE

Monsieur le Maire de Draveil, cher Georges TRON

Mesdames et Messieurs les maires de Grand Paris Sud

Mesdames et Messieurs les Maires

Monsieur le Maire honoraire des Saint-Germain-lès-Corbeil, M. Marcelin

Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux et communautaires

Mesdames et Messieurs les représentants des autorités religieuses civiles et militaires

Mesdames et Messieurs les responsables associatifs

Mesdames et Messieurs les directeurs généraux des services de notre ville et de l’agglomération

Mesdames et messieurs les directeurs d’écoles

Mesdames et Messieurs les enseignants

Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux du CMJ

Mesdames et Messieurs les agents communaux et intercommunaux

Chères Saint-Germinoises

Chers Saint-Germinois

 

Notre ami, Jean Pierre Lerouge, conseiller municipal, nous a quittés cette année. Son décès nous a particulièrement touchés et nous garderons de lui le souvenir d’un homme dynamique, aimant rire, possédant beaucoup d’humour et surtout de sagesse. Cette musique de Jazz qui nous accompagne ce soir, il l’aimait tout particulièrement et nous lui rendons tous hommage ce soir.

C’est avec beaucoup de plaisir que nous vous accueillons ce soir à la traditionnelle Cérémonie des Vœux de notre Commune, Saint Germain lès Corbeil, et d’aucuns diront peut être que mon introduction a plutôt l’aspect d’une  vieille rengaine. J’aurais plutôt envie de parler d’un triste recommencement car comment entamer ce discours autrement qu’en 2015 et 2016.

Car la France comme d’autres pays a une nouvelle fois été victime de l’horreur des attentats commis par des terroristes inqualifiables noyés dans un obscurantisme sans borne.

L’été 2016 a été meurtrier et au-delà des très nombreuses victimes de NICE, nous ne devons pas oublier le policier de Magnanville et sa compagne ainsi que le Père Jacques Hamel à Saint Etienne du Rouvray. Mais il nous faut aussi avoir une pensée pour les victimes de l’attentat du 19 décembre dernier en Allemagne.

Je veux dire ici notre compassion à l’endroit des familles qui ont perdu un des leurs durant ces attaques. Mais dire également, en votre nom, toute notre considération et notre immense gratitude pour l’ensemble des forces de sécurité engagées dans un bras de fer considérable et qui agissent au quotidien pour notre protection. Continuer la lecture

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La conscience vaut milles témoignages

Jean-Jacques Rousseau disait : « Conscience, sans toi je ne sens rien en moi qui m’élève au dessus des bêtes, que le triste privilège de m’égarer d’erreurs en erreurs à l’aide d’un entendement sans règle et d’une raison sans principe »

Quoique puisse être notre quotidien, prendre un instant de son temps, souvent contraint par des urgences qui n’en sont pas, pour lire l’histoire qui suit, peut ne pas être inutile. Le difficile travail d’introspection s’impose alors à nous lorsque nous sommes confrontés à pareille histoire.

Sans préjugés car là, il faut les bannir. …

Une forme d’examen de conscience qui ne doit pas mener à la culpabilité mais nous aider à lire avec lucidité les états subjectifs des autres. Histoire d’apporter grâce à la réflexion menée, une pierre modeste mais solide à l’édifice d’un monde meilleur.



« Laure, la soeur d’Anne Crignon, a disparu le dimanche 14 août. Elle est « majeure protégée ». Elle a finalement été retrouvée dans un train pour la Bretagne. Très fatiguée. Mais tout allait bien. Pour Anne Crignon, l’histoire de la recherche de soeur offre une occasion de réviser les clichés, réajuster nos jugements.

leplus.nouvelobs.com

 

Le dimanche 14 août à 18 h 30, ma soeur Laure a disparu. Laure est une « majeure protégée ». Elle vit à Quimper, sur la pointe de la Bretagne, entre l’hôpital psychiatrique et son petit appartement avec vue sur l’Odet. Laure était venue passer le week-end du 15 août à Paris. Ce dimanche-là, nous étions sous la tour Eiffel. Une alerte au colis suspect a provoqué un mouvement de foule qui nous a séparées. Je l’ai cherchée partout. A la tombée du jour, je me suis assise sous un arbre et j’ai réalisé : j’avais perdu ma sœur. Il ferait nuit bientôt, elle était sans argent, sans téléphone, incapable de retrouver son chemin.

Ce soir-là, la police du VIIème -où est la tour Eiffel- patrouillait déjà dans le quartier. Un policier m’a rappelée à 3 heures et s’est montré rassurant dans le grand silence d’une première nuit d’attente. Bien sur, ça peut prendre du temps mais en principe on les retrouve, m’a-t-il dit. Cette même nuit, un policier du commissariat de mon arrondissement (XXème) rédigeait le procès-verbal avec ce qu’il faut de délicatesse pour rendre moins pénible la séance de questions et réponses nécessaire au lancement des recherches.

Disparition inquiétante 

Le lendemain, le sac à main de Laure et ses chaussures étaient rapportées au commissariat du XVème arrondissement par un SDF roumain parlant mal le français. Laure avait dû marcher tout droit le long de la Seine, s’arrêter pour dormir, un banc peut-être, et perdre son sac ou se le faire voler. Entre temps dans la nuit, la PJ avait déployé le dispositif « Disparition inquiétante » et diffusé son signalement : 45 ans, facilement repérable avec son mètre 81 et sa carrure imposante, longs cheveux châtains-blond ramassés en chignon, les mains couvertes de bagues, les yeux verts et la voix grave. Bien sur, il y a eu ces derniers temps  des violences policières mais ce que j’ai vu de la police au cours de cette semaine sans Laure, c’est sa fraternité, cette valeur minorée du triptyque républicain. Dans les commissariats (de l’antenne de Balard à celle du Marais, où un balayeur de la ville de Paris a déclaré avoir vu Laure sur un banc et lui avoir parlé) et dans les rues, quand tard le soir nous faisons les quais pour chercher Laure parmi les sans-abris, nous avons eu affaire à des policiers attentifs et chaleureux.

Nous espérions que Laure avait rencontré des SDF et restait avec eux. C’était l’hypothèse la plus rassurante et c’était vraisemblable. Il y a dans la rue beaucoup de gens comme elle, titulaires d’une Allocation Adulte Handicapé (AAH) en raison d’un handicap qui rend la vie sociale aléatoire. A Paris, certains d’entre vivent dans le métro,  on en voit parfois un qui soliloque sur un quai. On se détourne par gêne, surtout par ignorance.

Laurent est arrivé au quatrième jour de la disparition de Laure, quand les réseaux sociaux relayaient  massivement son avis de recherche. Laurent est un SDF de Saint-Lazare, souvent assis sur des chaises fixées sous l’escalator au niveau -2 près de chez PAUL et de la Croissanterie. Une camarade qui passe chaque jour là bas lui a parlé de Laure. Il a immédiatement proposé son aide, en parfait connaisseur du milieu SDF parisien. Le soir même, place des Fêtes, à deux pas du centre d’hébergement de l’Armée du Salut où il dort depuis mars, nous faisions connaissance avec un homme robuste de 62 ans, le regard clair et la parole d’honneur. Il portait un polo marine à manches longues trouvée du « vestiaire », là où vont les pauvres pour se vêtir.

 

« Un SDF avec une culture, ça fait peur »

Laurent vient de « la vie normale ». Pendant vingt ans, il était cadre dans une enseigne de tourisme très prisée, à parcourir le monde avec la clientèle aisée qui veut le soleil en décembre. Notre guide est resté très discret sur les raisons pour lesquelles il s’est retrouvé à Saint-Lazare l’hiver 2015, avec son sac et sa vie par terre, assis comme dans la chanson de Souchon, à observer en retrait la marche du monde. Laurent n’a jamais pu faire la manche. Il dit qu’il a essayé mais qu’il n’y « arrive pas ». Alors ce sont les passants qui s’arrêtent et proposent un café, quelques pièces et parfois plus. Laurent les effraie un peu avec son histoire :

« Un SDF avec une culture et une pensée, qui sait parler et discuter, ça fait peur. Les gens se disent qu’alors ça peut leur arriver. »

Son regard sur la situation était en décalage avec mes sombres appréhensions. Ce que nous redoutions bien sur, c’est la mauvaise rencontre car Laure se lie très facilement. Il a posé plein de questions sur elle. Pour lui, ma sœur était en train de vivre sa vie et trouver une réassurance parmi le peuple des rues. Il disait que « dans la vie normale », encore, l’étrangeté dérange mais que parmi eux, elle ne serait pas jugée :

« Qu’est-ce que tu vas juger alors que tu es toi-même dans la rue ? On prend l’autre avec nous comme il est, sans lui poser de questions. On n’est pas dans la vie normale, ça n’est pas important de savoir d’où vient l’autre. S’il veut se joindre à nous, il peut se joindre à nous. S’il veut partir, il s’en va. »

Vivre avec la folie d’un proche

 Le lendemain dès l’aube, à l’heure où blanchit le ciel de Paris, il partait à la  recherche de Laure aux abords des quatre gares, Montparnasse, gare du Nord, gare de l’Est et d’Austerlitz, là où les gens dans la dèche font la manche. Il avait emporté une cinquantaine  d’avis de recherche. Depuis la veille, nous posions des affiches un peu partout. Des passants s’arrêtaient, certain pour nous parler d’un parent ou d’un ami psychotique à qui la mésaventure pourrait arriver un jour. Vivre avec la folie d’un proche est une réalité très partagée.

Après une pause estivale, les Restos du cœur rouvraient le samedi 20, retour très attendu, un événement même. Dans le bus 28 qui nous menait à Invalides, un des points d’ancrage de l’association, Laurent a rencontré Katia, vêtue de rose et d’un maquillage léger, dans la rue depuis pas mal d’années, et en route, elle aussi, vers la soupe populaire, dans un coin de l’esplanade. Une table sur tréteaux est dressée. Il y a là une foule concentrée et grave, de vieux habitués, des réfugiés. Sur les visages on lit l’usure, la solitude et la méfiance.  Un volontaire tend à chacun une brandade de morue et une cuillère. Katia sort de son sac à main une fourchette et nous la montre : dans la merde, oui, mais pas au point de manger sa purée à la cuillère. Il est 20 heures passé.

Guidés par Laurent, nous repartons vers une autre soupe populaire, dite « des musulmans », dans le quartier de Saint-Lazare celle-là, à deux pas des grands magasins. La nuit tombe nonchalamment sur ce quartier touristique et huppé. A deux pas des gens installés en terrasse, des SDF attendent sur les bancs publics et les marche de l’église de la Chaussée d’Antin. Plus d’une heure s’écoule. Un  mouvement soudain vers une rue adjacente et étroite, près du Printemps, marque l’arrivée du convoi. Il est 22 h30. Une camionnette noire à l’effigie d’« Au cœur de la précarité » (100 000 repas servis par an), les portes arrière qui s’ouvrent, des piques niques dans des sacs de plastique vert servis par Hassan et Omar. Quelqu’un dit « Les femmes d’abord ». Elles sont trois ou quatre, parmi une quarantaine d’hommes dans la pénombre. Un groupe hétéroclite et tendu, les yeux rivés sur les sacs.

Les non-personnes, cette théorie d’Orwell

J’ai pensé au poème de Baudelaire, « Les yeux des pauvres », où deux enfants en guenille dans les bras de leur père regardent fixement un couple de dîneurs à travers la vitre d’un café chic. J’ai pensé aux édiles hauts placés de la République, le luxe qui les entoure, leur sentiment que ces privilèges leur sont dus. J’ai pensé au mépris social. J’ai pensé à François Hollande et à son discours insincère sur « les plus démunis ». J’ai pensé à Noam Chomsky, intellectuel américain attelé au dévoilement du système de propagande qui fait l’opinion dans les démocraties (1), j’ai pensé à ses écrits sur  « les non-personnes »,  concept qu’il a emprunté à Georges Orwell.

Les non-personnes sont les humains qui n’ont pas le profil de l’occidental avec une carte bleue et une carte d’électeur. Au Moyen Orient on les bombarde. Ils sont les « dommages collatéraux ». Ici on les laisse mourir de froid et d’épuisement. 497 SDF sont officiellement décédés dehors, en France, en 2015 mais pour le collectif Morts dans la Rue, le chiffre s’élève à  2800.  A bien des égards, le malade mental est aussi une non-personne, reléguée dans cette zone de non-droits qu’est souvent l’hôpital psychiatrique, contraint d’ingérer chaque jour un mélange de psychotropes que son psychiatre hésiterait à prescrire même pour 48 h à un être cher.

Un petit groupe se forme autour de nous. Des inconnus sincèrement désolés par la disparition de Laure. Un garçon avec un bras en écharpe et des yeux clairs nous dit qu’il s’appelle Viktor et qu’il est polonais. Il demande des affiches pour les poser sur son chemin du retour. Une femme propose d’en mettre dans un abribus de proche banlieue, une autre à Aubervilliers. Un Algérien en  prend une dizaine pour les emporter  à Barbès. Il ne veut pas de mon rouleau de scotch. Il veut en acheter un, nous faire ce cadeau. Il fait nuit noire.  Ils sont vingt à repartir avec des avis de recherche.

 Toilette au Hilton

Entre temps, d’autres se sont organisés pour dormir sous les grands porches éclairés du Printemps, entre les vitrines provocantes. Des cartons neufs et dépliés serviront de paravent jusqu’au matin pour ces dortoirs fragiles. Laurent nous dit que les responsables du grand magasin sont d’accord, sous condition que les dormeurs partent avant l’ouverture. Laure n’est pas parmi eux. Nous passons devant le Hilton. Laurent raconte que jusqu’aux attentats, avant Vigipirate, les portiers le laissaient entrer tous les matins pour aller aux toilettes.

Cette nuit-là, ma soeur était retrouvée dans un train pour la Bretagne. Un contrôleur a signalé cette étrange passagère qu’on a fait descendre à Rennes pour la conduire au centre hospitalier. Très fatiguée. Mais tout allait bien. Elle avait des baskets et un sac à main, deux preuves que dans  la rue elle a trouvé de l’aide. Une infirmière, Virginie, veille sur elle endormie sur un brancard dans le couloir surchargé des urgences en attendant notre arrivée. Il y aurait beaucoup à dire, aussi, sur le rôle central des aides-soignantes et des infirmières dans nos vies. Et sur le peu de cas que les élus font de leurs revendications et de celles qui se sont suicidées.

Je savais qu’il serait difficile de savoir ce que Laure a vécu dans la rue à Paris au cours des six  nuits et jours passés dehors. Sa perception de la réalité est mouvante, le vrai se mêle à l’invention et son  monde est complexe. Poétique aussi, souvent drôle. Ce qu’elle dit doit être interprété parfois mais rien de grave ne lui est arrivé. Il semble que c’est un sans-abri qui l’ait menée au train.

Une fois levées les inquiétudes, l’histoire de sa recherche offre une occasion de réviser les clichés, réajuster nos jugements. Elle fait barrage au sentiment que nous avons tous plus ou moins que l’égoïsme contemporain est sans limite. D’ailleurs hier encore, un numéro inconnu s’est affiché sur mon téléphone. En ligne, Hacène. J’ai reconnu la voix de l’Algérien de Barbès. II avait posé ses affiches et venait aux nouvelles. Quand il a su Laure retrouvée, ça l‘a rendu heureux :

« Cette femme-là m’a fait pleurer, m’a-t-il dit. Elle m’a fait penser à ma sœur ou à ma mère. Avec une disparition comme ça, on ne sait pas ce qui peut arriver. Nous l’avons cherchée. Vous l’avez cherchée. Tout le monde l’a cherchée. Le bon Dieu aussi l’a cherchée. Et il l’a remise à sa place ». »

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L’ANNEE 2016 SERA-T-ELLE ENFIN L’ANNEE DU REVEIL DONT NOUS AVONS TANT BESOIN?

Bonne année 2016C’est le vœu le plus cher que je formule pour nous tous en ce début d’année

Effectivement, la question se pose, cruciale: Quand allez vous Mesdames et Messieurs les hiérarques des familles politiques, quand allons nous nous décider à entendre la clameur inquiète du peuple français ?

Nous parlerions d’Autisme que nous ne serions pas loin de la vérité

Car aujourd’hui, l’apathie nous aveugle ; le pays est en état d’urgence et beaucoup d’entre-nous répondent en deçà des appels de nos concitoyens ; ils restent prisonniers de leurs échéances personnelles et d’un système oligarchique qui a fait de la reproduction des élites une injure à notre démocratie représentative.

L’analyse, la réflexion, l’intérêt supérieur de la nation sont autant de concepts noyés dans les formules creuses et les postures d’une classe politique qui ne représente plus qu’elle-même. Les partis politiques censés permettre l’expression du suffrage se sont renfermés sur eux-mêmes, ne laissant apparaître que les intérêts personnels de leurs dirigeants et les comportements corporatistes de leurs membres, faisant mine d’écouter l’expression populaire et oubliant que la confiance se construit et s’acquiert en remontant du bas vers le haut.

Ils sont sourds à cette angoisse protéiforme qui semble aujourd’hui une particularité française, conséquence d’une crise collective existentielle lourde, sourde, identitaire, rejaillissant sur la psyché personnelle de chacun d’entre nous.

La France, l’une des plus vieilles nations du monde est terrifiée à la seule idée de son déclin, en constatant la guerre de tous contre tous qu’annonce la globalisation

Ils sont sourds à cette colère, celle d’un pays étreint par un sentiment d’abandon où l’insécurité économique, dont le chômage endémique est la manifestation la plus éclatante, s’allie à une insécurité culturelle qui voit notre mode de vie menacé par un radicalisme islamiste qui plonge notre pays dans le doute identitaire et la violence. Les français, bien malgré eux, réapprennent le tragique de l’histoire.

Nous sommes aujourd’hui à la veille d’une insurrection animée par le doute et l’abstention et corrélativement le vote aux extrêmes. Il s’agit à mon sens d’un soulèvement contre les pouvoirs autoproclamés, l’entre-soi ou ce qu’il est convenu désormais d’appeler : « La coalition des élites » où tous, politiques, médiatiques, économiques sont accusés d’indifférence totale au malheur français.

Et croire qu’à l’aune des résultats des élections régionales, une quelconque réponse ait pu être apportée, est une erreur magistrale.

Ce mélange des genres, inhérent aux systèmes décadents, fait perdre aux hommes politiques le lien avec les citoyens, le lien même avec ses propres électeurs.

Là où le politique devait préserver ce sentiment tenu d’appartenance à la nation, il s’est fourvoyé dans le cloaque des guerres intestines, des petits calculs égoïstes, révélant toujours plus la rupture du contrat social si cher à ROUSSEAU avec le peuple.

Là où la personnalisation des enjeux prime, où le temps électoral verse dans un tourbillon permanent, l’audace politique se perd, rejetant alors toutes ambitions collective qui s’inscriraient dans la durée et ne permettant plus les réformes d’ampleur dont notre pays a tant besoin.

Gardons-nous bien tout de même d’accuser tous les politiques car l’initiative a de plus en plus d mal à émerger dans un système des partis où les échéances électorales servent bien souvent à renforcer des baronnies locales ou des intérêts claniques.

Alors OUI, réveillons-nous sans quoi nous verrons sombrer notre peuple dans la défiance

Nous avons le devoir d’entendre cette demande qui transpire du vote du Front National, cette demande d’autorité, de courage, de constance, de cohérence et pour tout dire de dignité.

Bref, tout ce dont la politique est dépouillée depuis longtemps.

Il nous faut impérativement retrouver, et rapidement, nos fondamentaux

Cette autorité qui doit être attachée impérativement aux pouvoirs régaliens.

Cette liberté qui doit vivre et grandir dans le domaine économique. Tout concourt aujourd’hui à démontrer les effets bénéfiques de la Liberté économique sur la Croissance économique et sur le réduction de la pauvreté, seule façon de remettre la France sur le chemin de la compétitivité et de la diminution du chômage.

Cette protection des domaines sociaux et culturels, ce monde social où s’exprime et se développe la vie des hommes en société et ce monde culturel essentiel à la reconnaissance de la dignité humaine en ce qu’il englobe ces libertés importantes liées aux questions d’identités.

Mais nous avons aussi le devoir de nommer les choses pour mettre un terme à la dictature du politiquement correct. Le peuple, c’est-à-dire nous tous, avons besoin d’un nouvel horizon, d’un idéal, et pour tout dire de vérité ; j’oserais jusqu’à parler de foi républicaine en ces temps où des barbares à l’intérieur comme à l’extérieur se liguent contre nos valeurs. S’il s’agit de mettre des mots sur nos maux, c’est bien pour trouver des réponses ; Après le diagnostic, le remède.

Comme dit très justement François FILLON dans son livre « FAIRE »

« Le sang et les larmes c’est aujourd’hui pour les 6 millions de français qui sont au chômage, pour les travailleurs pauvres dont le nombre ne cesse d’augmenter, pour les retraités qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts après une vie de labeur, pour les 2 millions de jeunes français qui ne sont ni à l’école, ni en formation, ni au travail, pour les artisans qui ne parviennent pas à se verser un salaire en fin de mois, pour les agriculteurs qui bradent leur production tandis que s’enrichissent quelques distributeurs aux résultats insolents.

Contre le sang et les larmes, il choisit la liberté et la vérité. Contre les conservatismes qui nous étouffent, il choisit la liberté qui est le meilleur logiciel du progrès économique, technologique et social. Contre les marchands d’illusions, il choisit la vérité qui est la base d’une action politique saine et respectée. »

Assez de l’eau tiède

  • Osons démontrer, arguments à l’appui, l’inanité du programme économique du FN, de la sortie de l’€uro au retour à la retraite à 60 ans
  • Osons démontrer, arguments à l’appui, l’ampleur de la médiocrité de la gestion actuelle de notre pays
  • Osons dire que la colère, alimentée par le chômage, l’immigration et l’insécurité, l’est aussi par la paupérisation de la France périphérique, par le matraquage fiscal, par l’asphyxie des classes moyennes, par la faillite de l’école.
  • Osons reconnaître que cette colère est alimentée à droite par le ras le bol des assistés.
  • Osons reconnaître que cette colère est alimentée à gauche par le ressentiment des petits vers les gros.

A l’aube de cette nouvelle année, nos souhaits sont, peut-on le deviner, multiples face à la grandeur du défi mais notre feuille de route à tous doit être simple, les modèles simples étant les plus efficaces, n’en déplaise à nos technocrates.

  • Notre unique obsession y sera la France et non LE PEN
  • Notre unique considération y sera l’âme, la culture et l’identité de la France
  • Notre unique objectif y sera de remonter aux sources de la démocratie, c’est-à-dire d’entendre la voix du peuple et non des experts.

Bonne année à tous et fasse que l’intelligence française permette de redonner à notre pays ses vraies lettres de noblesse, en caractère d’or, au service de tous.

Belle et heureuse année 2016

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Discours du 11 novembre 2015

indexComme tous les ans, le jour 11 du 11ème mois marque un rassemblement solennel plein de reconnaissance et de respect où puissant est le rappel du terrible destin qu’ont subi les peuples français, les peuples alliés et les autres peuples.

L’attentat de SARAJEVO fut l’événement qui conduira les deux camps de la triple-entente et des empires centraux à une guerre totale, faisant éclater les tensions entre les nations, exacerbées au fil des ans.

Quatre années furent alors le théâtre de sacrifices, de souffrances, mais aussi de courage et de détermination qui se soldèrent par un bilan inimaginable ; des millions de morts, des millions de blessés dans leur corps et dans leur tête furent alors à déplorer à la fin de cette guerre appelée en vain « la der des ders ».

Cette fin naîtra le 11 novembre 1918, dans la voiture n°2419D de la société des Wagons-lits, aménagée en bureau pour accueillir la signature des plénipotentiaires allemands acceptant les conditions d’armistice du Maréchal Foch.

Mais depuis, une puissance considérable se dégage des sacrifices de ce conflit et nous touche à travers les décennies qui nous en séparent.

Le lien est toujours aussi vif et si nous nous retrouvons ainsi tous les ans, c’est aussi pour signifier aux générations futures combien cette mémoire est essentielle. Elle l’est pour ceux qui ont subi ces horreurs, elle l’est pour tous ceux qui subissent aujourd’hui même, les mêmes horreurs et elle l’est pour que nous ne baissions jamais notre garde, prêts à protéger de la même manière notre liberté.

Des dates comme aujourd’hui sont des ponts qui, du passé, nous emmènent vers des valeurs que nous devons  faire nôtres, mais également des ponts vers l’avenir pour montrer à nos jeunes quelles sont les vraies valeurs.

Mais attention, car chaque jour, nous constatons dans le monde combien les valeurs que la démocratie véhicule et que nous soutenons, sont fragiles et subissent des attaques permanentes. L’actualité est là pour nous le rappeler et nous sommes sans cesse dans l’obligation de défendre nos droits et nos libertés.

L’acuité des propos de John Fitzgerald KENNEDY méritent en ces instants que nous nous en rappelions

« Ne nous reposons pas sur nos acquis, disait-il,  mais efforçons nous de construire la paix, de vouloir que la paix soit dans le cœur et dans l’esprit de chacun »

Je vous propose que nous respections une minute de silence afin de rendre hommage à tous ceux qui, soldats comme civils, ont fait le sacrifice de soi et ont fait preuve de la plus haute forme de générosité

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Discours du 14 Juillet à saint Germain lès Corbeil

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs

Victor Hugo nous disait que de l’union des libertés dans la fraternité des peuples naîtra la sympathie des âmes, germe de cet immense avenir où commencera pour le genre humain la vie universelle et que l’on appellera la paix de l’Europe.
Notre pays a un rôle majeur à jouer dans cette Europe. L’actualité est là pour nous le rappeler en permanence. Continuer la lecture

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Les rythmes scolaires

La réforme des rythmes scolaires s’inscrit dans le dogme régulièrement souligné de l’uniformité où l’éducation doit être unique, normalisée et rigide. Pas de variétés, pas d’expérimentation car l’école à interdiction d’adapter son processus à la spécificité des élèves (une véritable insulte vis à vis des enseignants comme si leurs compétences ne devaient servir à rien).

C’est grave car c’est la liberté du système, seule capable de permettre une adaptation à tous les cas (N’y-a-t-il pas un cas par enfant à moins de vouloir faire un plagiat de « I Robot »……) qui est montrée du doigt, interdite. Or, tout le monde sait que dans un système coercitif et rigide, la satisfaction des uns se fait au détriment de celle des autres.

Un vrai paradoxe lorsque l’on entend le ministre de l’éducation, Vincent Peillon, dire que cette réforme est un excellent moyen de lutter contre les inégalités.

Cette réforme, parfaite négation de la liberté de chacun (Enseignants, Parents, Enfants et Elus locaux) est en outre une réforme non financée. L’absence d’activités gratuites qui devraient profiter au plus grand nombre d’enfants, de tous les milieux, va nécessairement accroître les inégalités, si elle se confirme. Et le gouvernement n’a pas donné de garanties financières malgré le déblocage de fonds par le Président de la République. La gratuité est un leurre car les collectivités territoriales ont toutes, des moyens différents.

Les familles pourraient donc bien avoir à payer ce nouveau temps périscolaire induit par la réforme Peillon, alors que la conjoncture économique reste particulièrement négative et que l’actuel gouvernement assomment les ménages d’impôts alors qu’il devrait s’astreindre à réduire rapidement et efficacement le déficit public. N’est ce pas d’ailleurs la décision prise par le Maire de Lyon, M. Collomb!!!

La situation est loin d’avoir trouver son mode de fonctionnement efficient.

La rentrée 2014 promet d’être tout sauf calme.

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